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Denise Kikou Gilliand

« Créer, dans l'ordre de la chair, ou dans l'ordre de l'esprit, c'est sortir de la prison de son corps. Créer, c'est tuer la mort. » Romain Rolland

Biographie

Denise Kikou Gilliand, née en 1964 sous le signe du double scorpion en Suisse, grandit dans un milieu de militants gauchistes, socialement très engagés. Dès l'adolescence, elle se sent une affinité particulière avec Jung, les archétypes, l'inconscient collectif et les phénomènes de synchronicité la fascinent.

A l'âge de 16 ans, elle part à l'aventure au Mexique où elle travaille comme mannequin et découvre à la fois le monde des chamanes guérisseurs et celui du cinéma qui deviendra son premier métier.

En 1985, elle obtient son diplôme de réalisatrice à l'Istituto di Scienze Cinematografiche de Florence en Italie. De retour en Suisse, elle écrit, réalise, et supervise de nombreux films de commande. En 1989, une campagne audiovisuelle de prévention du sida lui fait découvrir la profondeur de la souffrance qu'il peut y avoir derrière l'exclusion. C'est pour elle le début d'un engagement : donner la parole à ceux qui ne l'ont pas, rendre humanité et dignité à ceux que la société rejette.

Son premier long métrage de création « Mon père, cet ange maudit » sort en 1994, elle a alors 30 ans. Elle racontera aussi l'histoire de ce gangster condamné à perpétuité devenu peintre en prison dans un livre publié en 2002, « Gangsterino ». En réalisant « Mon père cet ange maudit » puis « Femmes du No Future » et « Les bas-fonds » — film nominé pour le prix du cinéma suisse, elle prend conscience de la puissance de l'art comme outil de rebond.

Elle fonde alors, le 23 octobre 1999, l'association Rebond'Art dont le but est de soutenir des projets culturels réalisés avec des personnes démunies et en assume la présidence.

En 2007, afin d'approfondir encore cette démarche, elle dirige et anime elle-même un atelier cinéma en prison. La même année, elle prend la direction de Œil Ouvert où elle produit et réalise en 2008 son huitième long métrage documentaire « Article 43 » qui reçoit deux distinctions. Parallèlement, Denise Gilliand passe à la fiction. Elle développe avec PCT cinéma télévision « La violence du double », un psychodrame sur la schizophrénie et la gémellité.

Ses films, diffusés au cinéma et sur plusieurs chaînes de télévisions, sont fréquemment utilisés dans les écoles, réseaux associatifs et institutions pour débattre de questions sociales.

En plus de ses engagements sociaux et de son activité de cinéaste, Denise Gilliand met au monde deux enfants : Léo Merlin né en 1998 et Yona Mélusine née en 2001. Peut-être parce qu'elle a alors donné la vie, elle explore, dès 2001, l'invisible et l'immatériel. Deux films et un livre en émergent : « NDE Aux frontières de la mort » en 2002 et « Médiums, d'un monde à l'autre » en 2011. Pour aller plus loin dans la compréhension de ces états de conscience modifiés, elle éprouve le besoin de les expérimenter par elle-même. C'est ainsi qu'en 2006-2007 elle se forme comme médium guérisseuse à l'Ecole Fréquence de Neuchâtel, puis en 2009-2010 en anthropologie des processus de guérison avec Jean-Dominique Michel à Genève. En 2011, c'est la découverte de la transe guérison et de la chirurgie psychique avec le révérend Alex Orbito aux Philippines. Le 12.12.12 elle ouvre l'Atelier Infini à Lausanne où elle pratique et enseigne la médiumnité créative et guérissante.

Dès lors, Denise Gilliand travaille parallèlement comme médium guérisseuse, coach en créativité, formatrice et cinéaste.